La biodiversité est omniprésente dans notre quotidien et sa préservation est un enjeu majeur pour l’être humain. Découvrez ce qui se cache derrière ce terme complexe, la place qu’elle occupe sur notre territoire et les menaces auxquelles elle doit faire face.
En 1992, la Convention sur la diversité biologique est signée lors du sommet de la Terre de Rio de Janeiro : l’importance de la conservation de la biodiversité est reconnue pour la première fois !
La biodiversité – qu’est-ce que c’est ?
Le terme, apparu dans les années 1980, vient de la contraction des mots « biologique » et « diversité ». Il renvoie à la diversité de la vie. La biodiversité s’est construite et complexifiée lentement depuis l’apparition des premiers êtres vivants il y environ 3,5 milliards d’années. Elle regroupe l’ensemble des êtres vivants de notre planète (faune et flore), mais aussi les habitats où ils vivent.
La biodiversité concerne aussi les interactions entre les espèces (prédation, entraide ou compétition) et avec leurs milieux (répartition, utilisation des ressources) et enfin la rareté des espèces ou des milieux.
Pourquoi la biodiversité est-elle importante ?
La biodiversité est indispensable à l’équilibre de la vie sur Terre. Elle permet aux espèces de s’adapter aux changements, notamment face au dérèglement climatique. Présente partout autour de nous, elle nous fournit nourriture, eau, médicaments, matériaux, air pur… et rend de nombreux services invisibles mais vitaux : purification de l’eau, fertilité des sols, régulation du climat, bien-être mental, lutte contre les canicules en ville. Protéger la biodiversité, c’est préserver notre avenir.
Fillière : un territoire à la biodiversité riche à préserver
Le territoire de Fillière offre un cadre naturel riche et diversifié, mêlant forêts, prairies, zones humides, alpages et espaces agricoles. Traversée par la Fillière et bordée par les premiers reliefs des massifs des Glières et du Parmelan, la commune s’inscrit dans un paysage typique de Haute-Savoie, où se côtoient nature préservée et villages à taille humaine.
L’agriculture, présente dans les vallons et sur les coteaux, façonne un paysage rural vivant, à la fois patrimoine et ressource. Les milieux naturels remarquables du plateau des Glières ou des boisements communaux participent à la richesse écologique du territoire, aux côtés des haies, vergers, tuffières et zones humides qu’il est essentiel de préserver.
Quels sont les espèces recensées et les espaces protégés à Fillière ?
Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel est la référence nationale sur la biodiversité française. Retrouvez sur la page de Fillière la liste des espaces protégés et des secteurs d’inventaire du territoire, dont les sites Natura 2000, les Znieff et les sites bioarchéologiques. Cette page montre également les espèces recensées à Fillière, avec un classement par groupes (plantes, mammifères, oiseaux, insectes, etc.) et statuts biogéographiques (espèces endémiques, introduites, envahissantes, etc.). Elle distingue les espèces protégées et les espèces menacées inscrites sur les listes rouges régionales, nationales, européennes ou mondiales.
Sur notre territoire, un site est classé Natura 2000, les Frettes – Massif des Glières
Qu’est ce que le réseau Natura 2000 ?
Le réseau Natura 2000 rassemble des aires protégées créées par les États membres de l’Union européenne sur la base d’une liste d’habitats et d’espèces menacés, définies par les deux directives européennes Oiseaux et Habitats, Faune, Flore.
Le plateau des Glières

Perché à une altitude comprise entre 1300 et 1800 mètres d’altitude sur d’immenses falaises rocheuses, le Plateau des Glières est difficile d’accès et a ainsi été préservé de l’urbanisation. Il présente une nature vaste et sauvage, des alpages et forêts. Ses richesses faunistiques et floristiques sont reconnues et le plateau est classé zone Natura 2000, et en ZNIEFF. Il fait partie du réseau des espaces naturels sensibles du département.
Site de nature prisé, le plateau des Glières est également un lieu de mémoire. Les visiteurs viennent voir et visiter l’imposant Monument National à la Résistance, érigé en hommage aux résistants du maquis des Glières. C’est aussi un lieu de pratique sportive équipé (parking, auberges, restaurants, pistes de ski nordique…). L’espace nordique des Glières est le premier site départemental d’activités nordiques.
La biodiversité est menacée, il est urgent de la protéger !
La biodiversité subit une forte pression liée aux activités humaines : destruction des milieux naturels, fragmentation des habitats, pollutions diverses et surexploitation des ressources. Ces perturbations fragilisent les écosystèmes, déjà mis à mal par les effets du réchauffement climatique : sécheresses, catastrophes naturelles, disparition d’espèces. Les espèces exotiques envahissantes, introduites volontairement ou non, constituent également une menace croissante. Aujourd’hui, nous faisons face à une sixième extinction de masse, avec un rythme de disparition des espèces jusqu’à 1000 fois supérieur à la normale. Pourtant, il est encore temps d’agir. Préserver la biodiversité, c’est préserver notre avenir. Chacun peut contribuer à cette protection, à son échelle.
Comment avoir un jardin qui respecte la biodiversité ?

Préserver la faune et le flore est devenue essentiel dans un contexte climatique incertain. Chacun peut agir chez lui à sa manière et faire sa « part de colibri ». Nous vous présentons quelques idées et astuces pour aider la biodiversité au jardin.

Une pelouse recèle de vie ! Enfin, seulement si on suit ces quelques directives…
Pour aider la microfaune, il faut éviter de tondre trop court car cela fragilise le gazon et rend l’herbe sensible à la sécheresse et aux maladies. A contrario, une pelouse plus haute retient mieux l’humidité, protège le sol du soleil et limite l’évaporation.
Les conseils prodigués :
- avoir une hauteur de coupe entre 6 et 10 centimètres,
- tondre entre 12 à 15 fois par an,
- commencer par l’intérieur et finir par l’extérieur,
- laisser des zones non tondues.

Entre les hérissons, les amphibiens, les oiseaux et les insectes auxiliaires, attirer les alliés naturels du jardin peut s’avérer bénéfique pour le jardin et pour la biodiversité.
Pour que tout ce petit monde se sente chez lui, vous pouvez :
- laisser des zones en friche
- planter des essences locales, des arbres ou des buissons fruitiers, des fleurs mellifères…
- installer un tas de bois ou creuser une mare (des aides existent pour cet investissement)
- de bannir tout type de pesticide
- d’installer des nichoirs à oiseaux et les nourrir en hiver

Que vous soyez en appartement ou dans une maison, tout le monde peut participer à la fabrication de son compost !
Avec un jardin :
- choisir un endroit mi-ombre, mi-soleil pour installer mon composteur (bois, plastique, fait-maison). L’Agglomération du Grand Annecy met à disposition des composteurs gratuitement (cliquer sur le bouton en-dessous),
- le « nourrir » en alternant les déchets verts (épluchures, marc de café) et les déchets bruns (cartons, branches broyées, feuilles mortes),
- aérer régulièrement et surveiller son taux d’humidité. Dans l’idéal, je brasse le tas toutes les 2 à 3 semaines.
Si je suis en appartement :
- Je trie mes déchets verts en les jetant dans les composteurs de quartier
- Je lis les consignes sur les 3 bacs
- Je récupère le compost collectif pour mes jardinières
Mais qu’est-ce que je peux mettre dans mon compost ?
- des agrumes (en très petite quantité)
- du pain, des fruits et des légumes coupés en morceaux
- de la tonte de pelouse (en très petite quantité et bien sèche)
Cependant je ne dois pas mettre :
- de viande
- de poisson
- de fromage
Sous peine d’attirer de nombreux rongeurs ! Cependant, vous pourrez avoir la visite de musaraignes (petite mammifère au museau long) venues manger des vers ou des insectes, ce qui est tout à fait normal.

Une haie, c’est de l’entretien.
La question est de savoir quand la tailler et de savoir les essences de plantes à intégrer.
Il est recommandé de planter une « haie vive », c’est-à-dire une haie constituée de différentes essences locales, mellifères et fruitières. Elles évoluent naturellement au fil des saisons.
Les haies monospécifiques (thuyas, cyprès, lorelle) appauvrissent le sol et s’avèrent trop épaisses pour accueillir les animaux. C’est ce qu’on appelle négativement les « bétons verts ».
Et maintenant qu’elle a poussé, quand puis-je la tailler ?
En France, la taille des haies est déconseillée entre le 16 mars et le 15 août car cette période correspond à la nidification des oiseaux. De plus, tailler sa haie et ses arbres en dehors des fortes chaleurs permet aux végétaux de mieux cicatriser.