À coté de la plaque, une plongée dans l’univers de la gravure

Du 4 mai au 30 juin 2024, l’estampe a trouvé a sa place dans l’espace d’exposition Phil’Arts lors de l’exposition collective « À côté de la plaque » de cinq artistes graveurs haut-savoyards. ​

L’exposition en détail

Découvrir la gravure et ses techniques

L’exposition permettra au plus grand nombre de comprendre l’art et les techniques de l’estampe, une pratique méconnue. Les artistes mettent en œuvre diverses techniques de gravure pour transférer de l’encre sur le papier, à la manière d’une empreinte. 

La technique de la gravure, ou plutôt les techniques de gravure, sont multiples et infinies en fonction de la nature du support (bois, métal, plexiglas…), du type de gravure (en creux, en relief, à plat…), du type d’impression ou encore de l’outil utilisé (pointe sèche, burin…).​

Le parcours de visite sera divisé en cinq espaces, un par artiste. Ce qui les relie : l’acte de graver un support et de l’imprimer sur un papier. Il donnera aussi la possibilité de découvrir les outils et « matrices », soit, les supports gravés. Cette exposition dévoile à l’occasion les outils des artistes et permet de faire le lien entre l’œuvre finale et les étapes de sa réalisation. ​

Pour l’occasion, Phil’Arts a rejoint la Fédération nationale de l’estampe et cette exposition entre au programme de la 12e fête nationale de l’estampe, se tenant le 26 mai 2024.​

Les artistes graveurs et leur vision

Sarah Battaglia, Brucciare

« Je privilégie les médiums qui convoquent une métamorphose, ainsi le dessin, la gravure, la céramique, la maille et l’écriture sont autant de façon de dialoguer avec la matière ou ses vides, et avec les archétypes féminins qui incarnent les liens inconscients avec le vivant. »

« Les parcours sinueux sont riches d’expériences. Chaque formation ou activité de ma vie induit des relations fortes tant avec la matière qu’avec l’humain : sociale (conseiller en Economie Sociale Familiale), artistique (Beaux-Arts, licence Art Plastiques), artisanale (CAP d’ébénisterie). »

Anne Bidaut, Cheminement

Les thèmes que je choisis de travailler correspondent à un vécu, qui mijote parfois longtemps, et ressurgit ensuite. Ainsi se crée un monde où l’humain inscrit son empreinte, par sa présence ou par son absence. Les techniques utilisées sont diverses : aquarelle, acrylique, techniques mixtes, estampe en eau-forte (plaques et tirages), collages, installations, montages visuels. »

Christian Dusseau, Diable

« Ma pratique se concentre essentiellement sur la gravure sur zinc à l’eau-forte et à l’aquatinte. Je travaille en général sur des séries thématiques : les ports, les travailleurs, jeux de dés. Mon domaine de prédilection est plutôt industriel et maritime avec les grues de ports, les cimetières de bateaux. Je suis aussi navigateur, et navigue plusieurs semaines en mer chaque année. D’habitude plutôt attiré par le monochrome noir, j’introduis dans mes derniers travaux davantage de couleurs. »

« Formé à la gravure dans l’atelier de Jacques Martinengo il y a une trentaine d’années, j’ai très vite organisé mon activité de graveur autour de deux axes. D’un côté, un travail personnel de recherche, d’expérimentation et de création d’estampes originales, souvent en technique mixte et donnant lieu à des expositions personnelles et collectives régulières en France et à l’étranger. D’autre part, une activité de transmission sous forme d’ateliers hebdomadaires ou ponctuels, de stages d’initiation ou de perfectionnement dans l’art de l’estampe et le développement de la créativité. »

Patrice Federgrün, Contemplation 37
Patrice Federgrün, Contemplation 38

Danièle Gay, Danse

« Ma démarche s’inspire un peu de celle du scarabée qui pousse une boule dont il ignore tout, dans l’espoir qu’elle puisse le nourrir un jour. L’image est triviale mais juste : je cherche à tâtons le meilleur chemin pour donner forme à des intuitions, des rêves et des idées.

La gravure est une technique idéale pour ce genre de démarche, car elle oppose la résistance de ses matériaux (cuivre, zinc…) et la morsure de ses acides (nitrique, perchlorure…) à la tendre volatilité des idées si fugitives. Gravée dans le métal, elles vivent une autre vie et révèlent une multitude de facettes inattendues. »

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