De la numérisation à la mise en ligne des collections : un parcours numérique

La commune de Fillière se dote d’un musée numérique pour valoriser ses collections. Découvrez les coulisses de la création de ce dispositif.

L’identification et la connaissance des collections

La numérisation

Deux techniques sont utilisées pour la numérisation 3D et 2D de nos collections : la photogrammétrie, la numérisation en lumière non visible et la photographie haute définition.

La photogrammétrie

Cette technique de mesure permet de déterminer la forme, les dimensions et la situation d’un objet dans l’espace à partir de plusieurs prises de vues photographiques. Elle permet notamment de capturer la géométrie de l’objet sous la forme d’un maillage qui pourra être visible sur la numérisation 3D.

Cette technique permet également de capturer très précisément toutes les propriétés optiques de l’objet : couleur, réflexion, rugosité. Ainsi, elle permet de restituer très précisément la texture des objets en 3 dimensions, à la manière de la vision humaine. 

La numérisation en lumière non visible

La technique de numérisation en lumière non visible, aussi appelée lumière structurée repose sur une lumière blanche ou bleu projetée sur l’objet sous la forme de lignes parallèles ou d’une grille. Lorsque cette lumière, projetée par un scanner, frappe la surface de l’objet, les lignes ou la grille sont déformées par les courbes de l’objet. La caméra du scanner capture, un cliché après l’autre, ces motifs lumineux déformés au fur et à mesure qu’ils sont réfléchis, tandis que le logiciel de scan analyse les motifs et les utilise pour reconstruire précisément en 3D numérique toutes les surfaces de l’objet scanné. Ensuite, les algorithmes de reconnaissance et de reconstruction du motif lumineux comprennent que lorsqu’une bande de lumière est plus épaisse ou plus fine à certains endroits ces points sont respectivement plus proches ou plus éloignés de la caméra. Cette technique est très efficace pour restituer la forme précise de l’objet. 

La photographie haute définition

Les numérisations en 2D, pour les objets plats comme les tableaux, les photos et les cartes postales, sont réalisées avec des appareils photos spécialisés. Les couleurs et les perspectives sont ensuite retouchées pour correspondre le plus possible au modèle d’origine. 

La mise en ligne des objets

Toutes ces données numériques sont ensuite recueillies et transposées sur un logiciel d’édition afin de reconstituer et d’afficher la numérisation 3D de l’objet. Il permet de visualiser les numérisations et de leur associations leurs contenus explicatifs : textes, images, vidéos, liens vers une page internet…

Ces données peuvent être organisées comme le gestionnaire le souhaite, sous forme de fiches explicatives, de textes et ou de commentaires sur l’objet.

Le logiciel eCorpus permet également de créer des scénettes animées à partir des numérisations afin de montrer le fonctionnement d’un mécanisme ou d’un processus lié à l’objet. Il permet aussi de contribuer à la recherche historique. En effet, le logiciel est accessible aux chercheurs et aux historiens. Il constitue une source importante d’information. 

Les données numériques en 2D sont transposées sur un logiciel spécialement conçu pour obtenir des images en haute résolution, même zoomées. Le choix de ce logiciel est effectué par le client. 

Une fois les numérisations 2D et 3D terminées, avec leurs contenus informatifs liés, elles sont implantées sur le site internet conçu pour le musée grâce à un visualisateur 3D. Toutes les numérisations sont organisées sur le site par la commune, souvent par thème ou par collection, comme dans un musée physique. Les visiteurs naviguent dans ce musée numérique en sélectionnant les objets qui les intéressent et en lisant les informations liées. Ils peuvent également faire tourner l’objet dans tous les sens pour le voir sous tous les angles, varier les points de vue, les textures, la luminosité, l’arrière-plan, mesurer une dimension précise et voir l’intérieur de l’objet selon plusieurs coupes. Les possibilités sont nombreuses. 

L’entreprise propose également des bornes holographiques pour afficher et manipuler la numérisation 3D dans l’espace réel, avec la taille réelle de l’objet… une perspective envisageable pour le musée virtuel de Fillière !